Les aléas d’être Freelancer

 

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C’est dans l’émotion qu’il m’est venu l’idée d’écrire cet article !

Je vous écris à l’heure actuelle du fond de mon lit, car j’ai eu le malheur de me bloquer le dos il y a deux jours ! Rassurez-vous, J’ai vu le médecin et j’ai eu une séance de kiné depuis ! Ce billet n’est pas fait pour me plaindre et avoir toute votre compassion à ma douleur, mais simplement pour vous faire part des aléas de notre statut d’entrepreneur !

Pourquoi j’ai choisi d’être en Freelance ?

C’est un choix délibéré, car ce que j’aime par-dessus tout, c’est la liberté ! À moi, la liberté de fixer mes horaires et mes lieux de travail ! Je peux partir en voyage avec mon petit PC dans mon sac à dos et continuer à maintenir mes contrats. Du moment que je trouve du Wi-Fi, mon bureau est partout. J’ai le choix aussi de choisir mes partenaires et les projets avec lesquels je veux travailler. Je ne regrette en aucun cas mes choix de vie ! Mais il est vrai que de temps en temps, il y a des difficultés…

Des hauts et des bas financiers.

Cela fait un peu plus d’un an que je suis à mon compte. J’ai commencé mon activité à mi-temps avec en complément un mi-temps de vendeuse dans un magasin bio. J’ai démissionné 8 mois plus tard quand j’ai eu plusieurs commandes qui sont arrivées en même temps. Des hauts comme je les aime. Et des bas aussi lorsqu’il n’y a pas de nouveaux contrats, des fins de mois difficiles, car on ne sait jamais d’avance combien on va gagner. Et même quand on a fait nos pronostics, on n’est pas à l’abri d’un client qui oublie de vous payer. Ou d’un imprévu comme une voiture en panne, un chat malade qui coûte une fortune chez le véto, et j’en passe. C’est sans doute pour moi un de mes plus gros stress : vais-je pouvoir payer toutes mes factures ? J’ai la chance d’être appuyé par mon conjoint, ma famille et mes proches, ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde. Et dans les pires moments, et bien, je me trouve des petites missions salariées pour compléter. On a toujours des solutions de secours, heureusement !

La chasse au client et savoir se vendre.

Cela a beau être la base d’une activité commerciale, c’est le plus difficile pour moi. Et oui ! Ma formation m’a appris de nombreuses choses pour être la meilleure webmaster, mais pour être surtout une bonne salariée, répondant à la demande d’un patron qui remplit ses commandes grâce aux commerciaux présents dans l’entreprise… Je n’ai donc pas appris à trouver les clients !

Je suis dans un milieu où nous sommes très nombreuses et nombreux à proposer la création de site internet et la conception de stratégie digitale. Il faut donc se démarquer ! Rencontrer du monde à travers les différents groupes de réseaux, partager ses réalisations dans les différents réseaux sociaux, … Je n’ai pas vraiment de stratégie gagnante à l’heure actuelle. J’avoue être plus sur le ressenti et le feeling pour vraiment me vendre. Ce que je produis est en ligne sur mon site. C’est selon mes clients : moderne, au goût du jour, et dans le respect des valeurs de mes clients et des miennes. Ce n’est pas ce qui freine les clients la plupart du temps.

Il faut l’avouer, je travaille sur un produit qui demande du temps et des compétences, et qui coûte un certain prix. Même si je fais du bénévolat pour certaines associations, pour les autres, il n’est pas forcément évident de faire cet investissement. Mes tarifs sont très raisonnables dans le domaine, mais l’argent est toujours délicat à traiter.

Beaucoup d’entreprises ne prévoient pas ce type d’investissement dans leur budget, et même si il se révèle payant lorsqu’il est bien fait, même avec la meilleure volonté du monde beaucoup de contrats ne se font pas à cause de ça. Pour d’autre, c’est le choix de dire “j’ai un ami qui peut me le faire” ou “je ne vois pas l’intérêt pour mon activité”. J’écrirai prochainement un article sur le pourquoi il est indispensable d’une façon ou d’une autre d’être sur internet.

Bref, tout ça pour dire que même si on fait du super travail, et que le bouche à oreille fonctionne, ce n’est pas gagné !

Ne plus être seule.

Étant auto-entrepreneuse, je suis donc seule maître à bord ! C’est le souci de ce statut, on a l’impression de se sentir seul autant dans les décisions que dans son bureau ! Avoir un autre regard sur ce que l’on fait ou contribuer à aider quelqu’un dans un projet sont nécessaires pour moi. Il existe plusieurs solutions pour y remédier.

Cela prend du temps à mettre en place, mais il est pour moi essentiel de trouver des projets avec des partenaires. Compléter nos compétences avec d’autres professionnels peut donner des projets magnifiques, et même créer de nouvelles entreprises.

Il existe des clubs d’entreprises pour se faire du réseau. Je suis inscrite à “Entreprendre au Féminin 17”. Un club spécial pour femmes (désolée messieurs mais il y en a plein de mixte aussi) où on se réunit pour parler de nos soucis ou de nos victoires, s’échanger les bons plans et les anecdotes qui réussissent ! Un moment de détente, une fois par mois tout en réseautant.

J’ai testé aussi les coworking, quelques uns pas tous … . À chacun son point de vu dessus. L’avantage est qu’il est utile pour les activités en BtoB comme moi pour rencontrer des potentiels clients ou partenaires. Pour mon avis, cela fait trop “bureau”, et où il y a trop de monde en open space. C’est difficile pour moi de rester concentrer, et je n’ai pas envie de passer ma journée avec mes écouteurs.

Je suis donc une grande adepte du cohoming ! C’est du coworking, mais à la maison ! Et en moins cher aussi ! On invite les gens à travailler chez soi ou on va chez les autres. Un site de plus en plus connu www.cohome.com s’occupe très bien de ça, mais uniquement dans les grandes villes. Moi qui suis à La Rochelle, et bien, on fait cela entre nous, en mode bouche à oreille. On rencontre toujours de nouvelles têtes, moins à la fois, dans un cadre plus cocooning.

Avoir du temps pour soi !

Un des aspect à prendre en compte lorsque l’on est entrepreneur, c’est de garder du temps perso pour soi ! Je suis une très mauvaise élève là-dessus, car même si je me dit “aujourd’hui repos”, je vais forcément repenser à un projet, avoir une idée qui surgit dans ma tête d’un coup,… Bref, je ne suis jamais de repos. Le seul moment où j’arrive à vraiment ne plus y penser, c’est pendant mon cours de yoga, où on doit vivre le moment présent… Mais je ne vais pas assez souvent au yoga !

Le principal objectif de cette année est de me poser des plages horaires dédiées uniquement au travail, et le reste au repos.

L’entreprise, c’est nous !

Je ne vous dirai plus qui est l’auteur de cette phrase, mais elle représente bien l’idée que je veux développer

“Il est facile de devenir entrepreneur un jour,

mais il est plus difficile d’être un entrepreneur tous les jours”.

Que ce soit moral ou physique, avoir une entreprise peut nous mettre à rude épreuve, et les quelques exemples rédigés au-dessus en font partie. Pour continuer l’aventure, il faut avant tout prendre soin de nous.

Garder le moral à tous moments et rester motivée, même lorsque l’on est à notre 20ème relance de client sans réponse. Apprendre de ses échecs pour mieux en tirer des leçons pour la suite. Savoir ranger notre ego pour mieux écouter critiques et conseils pour mieux se développer. Une liste qui ne se fait pas en un jour, … et qui se travaille tout le temps.

Bien se nourrir et faire un minimum d’exercice pour être en forme chaque matin… Difficile à faire lorsque l’on a le stress de la dead line, ou un nombre insuffisant de contrat pour finir le mois.

Des aléas que je perçois comme des avantages.

Mais tous ces aléas sont des avantages. Cela nous oblige à être inventif, de se poser des questions, de se renouveler sans cesse, d’apprendre tous les jours … Quelle joie de pouvoir rebondir à chaque instant.

Je me souviens de mes petits boulots où, nous génération “Y”, nous avions de nouvelles idées, et que lorsque nous les exposions à nos supérieurs la réponse était : “oui, maiiiiiiiiiis…NON !”.

Aujourd’hui, j’ai le champ des possibles ! Et même si le dos cassé, je dois travailler pour assurer mon minimum de salaire, je le fais avec plaisir, car je fais ce qu’il me plaît ! Après tout, quel salarié peut travailler dans son lit douillet avec minou qui fait des ronrons à côté ?

Et vous ? C’est quoi qui vous fait encore avancer ?

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